dimanche 28 juin 2015

LE BON MILITANT ET LE MAUVAIS MILITANT



Avons-nous de bons militants au Burkina?

Avons-nous des militants qui s'informent régulièrement, diffusent et appliquent au quotidien les principes idéologiques et les valeurs de leur parti (ou association, mouvement, communauté, syndicat ...)? Des militants qui participent activement par leur présence et leur investissement personnel aux activités du parti?

Voyons-nous autour de nous des militants qui se comportent en citoyens conscients, libres, solidaires et responsables?

Ne voyons nous pas plutôt des mauvais militants serviles ou fanatisés qui ne savent rien de l'idéologie et du programme de leur parti. Ils suivent des individus et non pas des idées. Ils les suivent parce que ces individus leur donnent à manger, leur offrent des tablettes, des portables, des motos, des parcelles, des permis de conduire, etc. Ils suivent ces individus parce qu'ils sont de la même région, de la même ethnie ou de la même religion.

Le bon militant est un citoyen qui gagne honnêtement sa vie et qui propose son temps libre et ses ressources pour les activités du parti. Il n'attend pas qu'on lui offre une moto et des bons d'essence pour respecter ses engagements et soutenir son parti.

Le mauvais militant est un désœuvré sans scrupules qui joue l'activiste zélé en vue d'être impliqué dans toutes les activités, d'être de tous les déplacements et de bénéficier ainsi de frais de mission.

Le bon militant est une personne fair-play qui convainc les adversaires politiques et les indécis avec un argumentaire cohérent et en adoptant un ton conciliant.

Le mauvais militant est impoli, menaçant, provocateur et agressif. En cas de défaite, il se transforme en milicien.

Le bon militant s'oblige à faire des propositions et interpelle constamment les mandataires et les dirigeants du parti.

Le mauvais militant ment constamment et induit en erreur les responsables de son parti sur la réelle popularité et capacité de mobilisation.

Le mauvais militant est corrompu et versatile. Il se laisse volontiers acheter pour rejoindre le camp adverse.

Le bon militant est un acteur du développement, un médiateur social qui dissémine des idées progressistes dans la société.

Le mauvais militant ignorant de l'idéologie du parti, tout comme le membre de Boko Haram qui ne comprend rien au Coran, est un cancer pour la démocratie et une menace pour la cohésion sociale.

Mais à vrai dire, les partis politiques se préoccupent-ils de l'éthique et de la morale de leur militants?

N'y a-t-il pas moyen de faire la politique autrement?

mercredi 17 juin 2015

SI J’ÉTAIS UN BRAQUEUR



Si j’étais un braqueur ...

- Constatant que mon métier est risqué et peu valorisant;
- Constatant que les forces de l'ordre peuvent me liquider à tout moment;
- Constatant la terreur que j'inspire aux populations;
- Constatant que les butins que j'emporte sont parfois maigres;
- Constatant que mes victimes sont parfois des hommes et femmes ordinaires qui gagnent durement leur vie.


- Considérant les peines légères assorties de sursis que les magistrats distribuent aux délinquants à col blanc;
- Considérant que mes "collègues" délinquants à col blanc sont respectés et bénéficient d'une bonne insertion sociale malgré leurs méfaits;
- Considérant que les délinquants à col blanc raflent beaucoup plus en un seul coup que moi en toute une carrière;
- Considérant que les sommes volées par les délinquants à col blanc appartiennent le plus souvent à l’État, à des collectivités, à des institutions ou à des groupes d’intérêt économique.

Je décrèterais qu'à partir de ce jour :

Article 1
J'abandonne les armes pour aller m'inscrire dans une école et suivre des cours de comptabilité, droit, finances ou économie.

Article 2
Je fais effacer mon casier judiciaire.

Article 3
Je deviens un delinquant à col blanc.

Article 4 (optionnel)
Je crée un parti et je me lance en politique.

17 juin 2015
https://www.facebook.com/ouedraogo.souleymane.Basic.Soul/posts/10206764596143597

dimanche 14 juin 2015

VITE, UNE NOUVELLE CONSTITUTION !!!



Soyons des hommes pragmatiques. Essayons toujours, lorsque cela est possible, d'avoir le recul nécessaire et une vision d'ensemble de toute situation avant de prendre position.

Lorsqu'il s'agissait de s'opposer à la modification de l'article 37, face à l'argumentation des promoteurs qui consistait à présenter leur démarche comme étant tout à fait légale, nous la trouvions inopportune et insultante.  Les motivations de la révision étaient plus qu'égoïstes.

Il ne fallait pas modifier la constitution parce que cela ouvrirait la voie à des dangers de toutes sortes. En cas de passage en force, la résistance des opposants au régime Compaoré et la répression en retour allaient invariablement rendre le pays ingouvernable pendant des années et ce sont les plus vulnérables qui allaient payer le prix fort. Le minimum de services sociaux de base, de sécurité des biens et des personnes et de création d'emplois n'allait plus pouvoir être assuré.
La non-révision nous évitait tout cela. La révision ne devait donc pas avoir lieu. Il n'y avait pas d'autres options. Nous avons en conséquence jeté toutes nos forces dans la bataille, l'insurrection a eu lieu, le projet a été abandonné entrainant la débâcle du système Compaoré.

A présent, il est question de nouvelle constitution et selon l'article 5 de la  loi organique n°003-2015/CNT sur la CRNR : "La sous-commission réformes constitutionnelles, politiques et institutionnelles a pour attributions de proposer les amendements à la constitution du 2 juin 1991 et au besoin élaborer une nouvelle constitution."

Le décor est planté et tous les acteurs sont plus ou moins d'accord sur le principe. Les débats se focalisent plutôt sur le timing et les modalités du passage à une nouvelle république sans que cela n'engendre une prolongation de la transition:

   1 - Vote au CNT avant les élections
    2 - Par referendum couplé avec les élections prévues en octobre 2015  ou en janvier 2016
    3 - A la discrétion du nouveau pouvoir établi post-élections

"Le temps est trop court d'ici la fin de la transition" "Il ne faut pas se précipiter pour écrire un texte avec des lacunes". " Il faut un débat national avant toute chose pour que les populations s'approprient le nouveau texte", "Le CNT n'a pas de prérogatives en la matière" ... affirment certains qui ne veulent pas entendre parler des deux premières options.

Peu importe si nous ne sommes pas des juristes spécialistes en élaboration de constitution. Soyons simplement des hommes et des femmes pragmatiques et avisés.

En ce qui concerne la troisième option " à la discrétion du nouveau pouvoir établi post-élections " et au regard des forces politiques en présence, voici les réalités que les politiciens refusent de voir:

 - Aucun candidat ne sera élu au premier tour de l'élection présidentielle;
.
 - Il sera question de faire des alliances pour le second tour de la présidentielle surtout qu'on aura déjà une idée assez nette de la composition de la nouvelle assemblée nationale;

 - Aucun parti politique n'obtiendra la majorité aux élections législatives d'octobre prochain;

 - La nouvelle assemblée nationale sera bâtie autour d'une union nationale de façade qui va vite voler en éclat au gré des intérêts partisans;

 - Le prochain gouvernement risque d'être un regroupement hétéroclite de fortes personnalités provenant de diverses chapelles politiques et le premier ministre pourrait ne pas appartenir au parti du président.

Alors, il apparait clairement que le premier réflexe du président élu et des députés ne sera certainement pas d'organiser un referendum ou de mener des débats parlementaires sur une nouvelle constitution.

Le président sera trop occupé à se confronter avec ses opposants au gouvernement et à l'assemblée.

Le président aura également hérité d'une situation économique difficilement soutenable (de son point de vue) pour financer un referendum.

Le président va donc décider en priorité d'assainir les finances publiques et de calmer le front social.

Lorsqu'il va échouer à améliorer la situation, il va accuser les opposants d'entraver ses actions et il va tenter, parce qu'il en a le pouvoir, de dissoudre l'assemblée nationale en vue d'organiser de nouvelles élections, espérant obtenir la majorité absolue.

Et les députés vont faire de la résistance et tenter à leur tour de destituer le président.
Et le projet de nouvelle constitution sera rangée aux calendes grecques.

Et si jamais le dossier ressortait avant la fin de son mandat, soyez sûr que le président décrétera qu'il n'est pas concerné par la limitation des mandats et qu'il a le droit de prendre part à la compétition comme si les compteurs avaient été remis à zéro.

Et la politique politicienne va revenir au devant de la scène.
Et le peuple sera de nouveau face à ses désillusions.

Tout comme il faut dissoudre (ou reformer c'est selon) le RSP qui avait été créé artificiellement par Blaise Compaoré pour sa sécurité exclusive, il faut de même, abandonner la constitution de 1991 qui avait été fabriquée sur mesure pour servir les desseins hégémoniques du président déchu.

Il faut une nouvelle constitution sinon nous ne sommes pas prêts d'en finir avec les crises politiques à répétition. Et il la faut maintenant, parce qu'après,  l'agenda politique se substituera à l'agenda du peuple. Et comme chacun le sait, le politicien ne voit pas plus loin que la prochaine élection.


https://www.facebook.com/ouedraogo.souleymane.Basic.Soul/posts/10206748675745597:0









VIVE LES JOURNALISTES !

Le mercredi 10 juin 2015 au siège du CDP/Houet à Bobo-Dioulasso un journaliste a été expulsé par le militant Abou Alifata Teguera, ex-coordonnateur régional de l’ex-CRAC. Son crime ? Avoir relayé dans la presse des propos de nature à troubler l’ordre public tenus par l'ex député CDP des Banwa Aboubacar Sanou. Consécutivement, ce dernier avait  été interpellé par la gendarmerie de Bobo-Dioulasso.

Pourtant le journaliste n'avait fait que son boulot : dénicher des informations qui relèvent de l’intérêt public, les vérifier, les recouper, les mettre dans le contexte et les publier. Mais pour ça, il a manqué de se faire agresser.

Nul doute que sans le travail fait par les journalistes précisément dans cette affaire et dans celles concernant Ablassé Ouédraogo et Malick Yamba Sawadogo, l'opinion publique n'aurait pas eu accès à des informations capitales sur l'état d'esprit de certains hommes politiques dont le référentiel en matière de communication politique est resté bloqué dans les années 90.

Dans cette période pré électorale sensible, les journalistes vont être vus soit comme des mouchards dont il faut se méfier ou des auxiliaires qu'il faut avoir à sa solde et orienter la plume.

C'est donc le lieu de féliciter et d'encourager tous les hommes de médias, reporters, photographes cameramen, présentateurs, bloggeurs pour la contribution immense à la couverture de l'actualité politique malgré les conditions de travail proches du bénévolat.

Il faut continuer à tout relayer sans auto censure en évitant autant que peut se faire de devenir le porte parole de politiciens en panne d'inspiration et en manque de programme. La démocratie burkinabè a besoin d'être éclairée par tous les faits que vous mettez en évidence chaque jour.

Sans vous, je n'aurais pas pu écrire le centième de ce que je publie sur Facebook.
Sans vous, Moumouni Dieguimde serait toujours ministre.
Que dis-je? Sans vous, Blaise Compaoré serait toujours président.

Juste une suggestion pour finir, et là je m'adresse aux cameraman et photographes.

On a parfois l'impression que vous vous alignez comme pour un coup franc direct lorsqu'il est question de capturer une scène au cours d'un événement quelconque. J'ai pu le constater à maintes reprises. Cela a pour conséquence que les participants à la cérémonie ne voient plus rien et se contentent d'écouter.

Serait-il possible de vous munir d'appareils à téléobjectif et de micros sans fil pour pouvoir ainsi rester à distance raisonnable?

Qu'en pensez-vous?


samedi 13 juin 2015

NE PAS CONFONDRE ...


 Il ne faut pas confondre :

• « Scrutin » et « Sondage »

• « Cartes d’électeurs » et « fusils, munitions, couteaux »

• « Urne » et « Tube digestif »

• « Foule » et « Électeurs »

• « Compétences » et « Appartenance »

• « Politique » et « Règlements de compte »

• « Militantisme » et « Fanatisme »

• « Projet de société » et « Ethnicisme »

• « Engagement politique » et « Militantisme alimentaire »

• « Galvaniser » et « Désorienter »

13 juin 2015
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10206730240924738&set=a.4460582362765.181079.1535855658&type=1

jeudi 11 juin 2015

COMPTE A REBOURS

• A partir du dimanche 21 juin 2015, la couverture médiatique de toute campagne électorale déguisée sera interdite jusqu'à l'ouverture officielle de la campagne électorale (en principe un mois avant le scrutin). En toute logique, à partir de cette date et pendant 3 mois on ne devrait plus voir ni entendre des politiciens ou des partis politiques en campagne à la télé, à la radio, sur internet et dans les journaux. Toute personne ayant intérêt pourra saisir le conseil supérieur de la communication pour constater et sanctionner le manquement. (Article 68 bis)
• Dans 33 jours, soit à partir du mardi 14 juillet, les pratiques publicitaires à caractère politique, l'offre et le port de tout objet à l'effigie d'un candidat ou d'un parti, les dons et libéralités seront interdits jusqu'aux élections.
• Dans 54 jours, soit le mardi 4 aout, les partis politiques qui n'existeront pas encore légalement ne pourront pas présenter de candidats
• Dans 71 jours, soit le vendredi 21 aout, seront clos les dépôts de candidature au greffe du conseil constitutionnel.
• Dans 81 jours, soit le lundi 31 aout, le conseil constitutionnel arrêtera et publiera la liste des candidats. Aucun militaire en activité et aucun tripatouilleur de constitution ou son complice ne figureront sur cette liste.
• Dans 4 mois, soit le 11 octobre, se dérouleront les scrutins présidentiels et législatifs.
• le 18 novembre au plus tard, le prochain président burkinabè devra prêter serment et succéder à Michel Kafando.
Référence : Loi N° 005-2015/CNT portant modification de la loi N° 014-2001/AN du 03 juillet 2001 portant code électoral
http://www.cnt.bf/spip.php?article155

11 juin 2015
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10206713628069427&set=a.4460582362765.181079.1535855658&type=1

mardi 9 juin 2015

FAITES VOS JEUX, RIEN NE VA PLUS !



Auto-crucifixion.

Ablassé Ouedraogo vient de se faire pratiquement Hara Kiri, politiquement parlant.
Rarement vu un tel déferlement d'indignation et de condamnations envers les propos d'une personnalité publique.
Si par hasard, Nathalie Somé la présidente du CSC vient fouiner dans les commentaires de nos publications, je parie ma Mossitude et mon Islamattitude qu'elle va faire suspendre mon facebook jusqu'au 11 octobre au moins.
Alors soyez sympa avec le Tonton Ablassé, qui parait-il, accuse le magazine Jeune Afrique d'avoir déformé ses propos. De plus le docteur Ablassé vient certainement de rendre un service inestimable à la démocratie burkinabè. A présent, ceux qui avaient élaboré des stratégies régionalistes, divisionnistes et sectaires peuvent réviser leur manuel.
On peut être rassurés également que désormais les politiciens-candidats vont allumer leur cerveau avant de le connecter au réseau et "checker" leur langue avant de livrer le moindre discours ou la moindre interview.
Ablassé a malheureusement oublié d'être hypocrite. En politique, être hypocrite, c'est être crédible.
Le seul et vrai atout en politique, ce n'est ni la fortune, ni la couleur de peau, ni l'ethnie, ni le sexe, ni la religion; C'est la capacité à fabriquer des mensonges qui fassent plus vrais que vrai et auxquels on croit soi-même jusqu'à la schizophrénie.
Selon Machiavel :"Si tu veux faire profession d'homme de vérité parmi tant d'autres qui sont hypocrites, ta perte est certaine".
Quoiqu'il en soit, le premier tocard à l'élection présidentielle vient de s'annoncer de façon fort magistrale.

9 juin 2015
https://www.facebook.com/ouedraogo.souleymane.Basic.Soul/posts/10206702957442668

lundi 8 juin 2015

1ère SEMAINE DE JUIN, RÉTROSPECTIVE


La semaine qui vent de s'écouler a été marquée par plusieurs actualités brulantes:

• D'abord la visite officielle du président de la transition en France. Pendant son séjour, Michel Kafando a rencontré les autorités françaises, la communauté burkinabè et accordé nombres d'interviews dont l'une particulièrement est restée en travers de la gorge de plusieurs observateurs de la scène politique.

• Le président de l'Union pour le changement (UPC) Zéphirin Diabré et celui du mouvement pour le progrès et le Changement (MPP) ont pris part au congrès du parti socialiste français ouvert du 5 au 7 juin 2015 à Poitiers en France.

• Le débat s'est également transporté sur le sujet du passage à la cinquième république. D'aucuns ne veulent pas en entendre parler, estimant que c'est une stratégie pour prolonger la durée de la transition. Le promoteurs estiment que la constitution actuelle ne nous garantira pas un système débarrassé du poids trop prépondérant de la présidence sur les autres institutions.

• Désormais aucun militaire en exercice ne pourra se lancer en politique selon la loi portant statut du personnel des forces armées nationales adopté le 5 juin 2015 par le CNT.

• sans surprise, on retrouvera une floppée de candidat au premier tour de la présidentielle du 11 octobre 2015 : Zedess, Jean-Baptiste Natama, Zephirin Diabré, Tahirou Barry, Saran Sérémé, Etienne Traoré, Ablassé Ouedraogo, Roch Marc Christian Kaboré, Bénéwendé Stanislas Sankara, Adama Kanazoé ...
Chacun devra débourser 25 millions comme caution.

• On attend les candidats de NAFA, CDP, UNDD et ADF/RDA. Les deux premiers étant en concertation pour designer, semble-t-il, un candidat unique, le troisième prétend n'avoir jamais soutenu la modification de l'article 37 et le dernier appelle avec insistance son président Gilbert Noël Ouedraogo à revenir prendre les rênes du parti.

• Curieusement le scandale des avantages servis aux personnels du ministère de l'économie et des Finances pour « surcharge de travail » n'intéresse pas les médias et il y a un mutisme presque complice de leur part. Il n' y a guère que le journal Le Quotidien qui ait fait son travail en rendant l'information publique. Aucun journaliste n'a pris la peine de nous rapporter les explications des deux ministres.

• L’opération calamiteuse de billettage devrait prendre fin demain 9 juin avec beaucoup de frustration des agents publics causées par une mauvaise planification sur le terrain.

• Les autorités ont décidé de sévir contre les courses de moto anarchiques organisées chaque dimanche à la ZAD. Hier 7 juin, un déploiement policier était visible sur place et la compétition n'a pas pu se tenir malgré une forte présence de jeunes venus nombreux de tous les secteurs de la ville pour voir le spectacle.

8 juin 2015
https://www.facebook.com/ouedraogo.souleymane.Basic.Soul/posts/10206693912376547

vendredi 29 mai 2015

JUSTICE POUR NOS MARTYRS

Le 30 octobre 2014, au cours de l'insurrection populaire, plusieurs personnes ont été tuées par balle.
Au moins deux personnes ont été abattues à proximité du domicile de François Compaoré par sa garde prétorienne. Cette garde de plusieurs dizaines de soldats était composée d'éléments du régiment de sécurité présidentiel (RSP) qui répondaient directement du colonel major Boureima Kiéré le chef de corps ainsi que de son adjoint le lieutenant-colonel Yacouba Zida.
Les lieux habituellement tenus par le RSP étaient le palais de Kosyam, les résidences de Blaise Compaoré, de son épouse, de son frère et d'une poignée de membres du clan présidentiel, l'ancien conseil de l'entente, la RTB, etc.
Ces militaires du RSP étaient déployés selon un planning mis à jour régulièrement et un registre était tenu qui contient leur nom, grade, site, horaire, mission, etc .
Il existe donc une trace écrite disponible à l'état major du RSP sur tous ces mouvements. L'identité des militaires qui étaient en poste du 30 au 31 octobre 2014 au niveau du domicile du petit frère du président peut être révélée sans aucun problème si la volonté politique existe.
Sur cette photo prise le 30 octobre 2014, nous voyons un corps étendu sur le bitume et qui s'est vidé de son sang (1).
Il s'agit d'un manifestant abattu par la garde de François Compaoré dont l'on distingue quelques éléments tranquillement assis (2) et (3) et qui continuent de tenir leurs positions obéissant ainsi aux ordres stricts reçus dans ce sens: tirer à vue sur tous ceux qui s'approcheraient trop près.
Il se trouve que d'autres éléments du RSP (4) sont venus parlementer avec leurs frères d'armes pour tenter de les convaincre de laisser la croix rouge retirer le corps du manifestant. Ceux qui étaient en faction ont catégoriquement refusé et c'est ainsi que le corps est resté sur place pendant de longues heures au point d'être pratiquement collé au sol par le sang séché.
En tuant des compatriotes de sang froid, en torturant des manifestants, en se comportant comme une armée d'occupation persécutant la population au profit d'un clan, ces soldats du RSP ont été particulièrement cruels et c'est pourquoi le RSP doit être démantelé à tout prix pour que toutes ces horreurs ne se reproduisent plus jamais au Burkina Faso.
Les autorités de la transition sont interpellés pour rendre une justice imminente pour les martyrs de l’insurrection populaire. Toute la lumière doit être faite sur les circonstances de leur mort et les auteurs, coauteurs et complices de la mort de ces frères et sœurs burkinabè, doivent être identifiés et châtiés à la hauteur de leur crime.

29 mai 2015
https://www.facebook.com/CitoyenBalayeur/photos/a.198791496943379.1073741828.198778723611323/484850395004153/?type=1

jeudi 28 mai 2015

BOUKARY LE SUPERSTITIEUX

L'ancien compagnon de Thomas Sankara et commandant du Bataillon d’intervention aéroporté (BIA) de Koudougou au moment des évènements du 15 octobre 1987, Boukary Kaboré, dit "le lion" est contre l'exhumation des restes de Thomas Sankara:
« J’avais déjà dit qu’on n’exhume pas une personne décédée accidentellement. Chez les mossi, c’est un interdit. »
« Maintenant, en l’exhumant, qu’est-ce que nous voulons en fin de compte ? Voulons-nous attirer le mal sur nous ? »
« Je me demande même qu’est-ce qui pousse la justice à auditionner la veuve de Sankara ? » ... « A-t-elle assisté à l’assassinat de son mari ?»
http://omegabf.net/…/1428-dossier-sankara-je-dois-etre-inte…
Mon avis c'est que face à de telles prises de positions, venant d'une personnalité publique et d'un leader d'opinion, on ne peut qu'être triste.
Un homme comme Boukary kaboré, officier de l'armée, qui ignore le B.A-BA de la procédure judiciaire et qui fait référence à des croyances ethniques dans une affaire d’État?
Quand on se rappelle que Boukary kaboré avait même créé un parti politique pour devenir député voire président du Faso, on ne peut qu'être affligé par de tels propos.
Voici le vrai visage de l'Afrique qui refuse les lumières et la démarche scientifique, préférant se réfugier dans la fantasmagorie et les superstitions.
Si on l'écoutait, le crime parfait au Faso serait de tuer un mossi et de l'enterrer vite fait. Et puisqu'il serait interdit de déterrer le corps et qu'évidemment sans corps, pas de procédures judiciaires, ainsi l'assassin ne serait jamais inquiété.
Soyons progressistes et pas rétrogrades, c'est la seule voie pour se libérer des chaines mentales.

28 mai 2015
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10206611755682681&set=a.4460582362765.181079.1535855658&type=1&theater

lundi 25 mai 2015

LES MORTS ET LES SURVIVANTS

Les restes présumés du président Sankara et 12 autres personnes assassinés en même temps que lui et enterrés à la hâte au cimetière de Dagnoen seront exhumés ce jour 25 mai par trois experts, deux burkinabè et un français, sous la supervision du juge d’instruction, des membres des familles et des avocats.
Presque dans le même temps, le corps de Norbert Michel Tiendrebeogo sera transféré à son domicile à la Patte d'Oie à 16 h et l'illustre opposant sera inhumé à 10 h demain au cimetière de Gounghin.
Norbert Tiendrebeogo ne vivra pas l’avènement de la démocratie pour la quelle il s'est battu toutes ces années durant. Tout comme Arba Diallo. Paix à son âme.

Venons-en à Djibril Bassolé qui déclarait ce samedi 23 mai à Sebba, une ville de la région du Sahel:
« Comme je pense que ce que j’ai dit là-bas n’a pas pu bien être compris, il y en a qui ont dit, que c’est parce qu’il est à l’extérieur qu’il parle ainsi. Je viens ici au Burkina Faso, je suis chez moi, et sur cette terre de Burkina Faso, je dis encore, haut, fort et clair, que personne n’a le droit d’exclure des Burkinabè d’une compétition électorale. Personne. Au cas où certains n’ont toujours pas compris, je dis encore personne n’a le droit de retirer ce droit fondamental et précieux à des Burkinabè. Qu’il n’y ait aucune ambiguïté là-dessus »
« Et en tant qu’envoyé spécial de l’organisation de la Conférence islamique (OCI), le secrétaire général de l’organisation m’a demandé un plan, une stratégie de développement du Sahel. »
« En tout cas chers amis. Je serai candidat. Que je sois candidat ou pas:
• Je créerai une fondation pour financer les petites activités économiques des jeunes et des femmes sous la forme de micro crédits...
• Je m'engage à vous donner les quantités de sucre, de riz et de dates nécessaires pour faire votre jeûne dans de bonnes conditions...
• Si mes négociations marchent je pourrai envoyer plus de 100 burkinabé à la Mecque cette année. Inch Allah! »

Le pseudo-candidat fait dans l'incantation. Et pour le paraphraser : « je dis encore, haut, fort et clair », il ne sera pas candidat encore moins président. Peu importe ses menaces à peine voilées. Peu importe les tueurs à gage qu'il voudra bien mettre à nos trousses. Peu importe les milliards de pétrodollars Qatari et Saoudiens détournés et investis massivement dans sa campagne de déstabilisation en cours. Peu importe le soutien de Alassane Dramane Ouattara. Peu importe les pressions de la CEDEAO et des chancelleries occidentales.
Peu importe et je m'excuse d'avance, les arguments de Newton Ahmed Barry : " En ce qui concerne la loi Cherif ... Ma position est la suivante. Pendant plus de cinquante ans, nous avons dans ce pays fait dans l’exclusion, l’humiliation des vaincus et l’intolérance. ... Cette voie ne nous mènera que dans les tourments. L’exclusion appelle l’exclusion. L’humiliation appelle l’humiliation. Ceux qui sont vaincus aujourd’hui et humiliés vivent dans l’obsession d’une vengeance, eux et leurs familles. Et forcément le jour de leur vengeance arrivera. ... Et puis ces gens que nous vouons aux gémonies ce sont nos compatriotes, nos frères et nos sœurs ..."

Mon Koro Newton se trompe sur plusieurs points dont le plus dramatique c'est de croire que ceux pour qui il fait son plaidoyer sont une "catégorie de burkinabè". Non ce sont au mieux un groupe d'intérêt économique.
Quand Sankara et ses douze compagnons ont été froidement assassinés, puis a suivi le massacre de Koudougou, puis les tueries à gage d'opposants civils, puis Dabo Boukary, puis Norbert Zongo et les autres sur la route de Sapouy, qu'ont fait les burkinabè?
Avons-nous monté une rébellion? Fait une guérilla? Essayé des coups d’État? Tenté d'assassiner individuellement les commenditaires et leurs sbires?
Non, nous sommes restés civilisés, non-violents, démocrates. Nous avons été exclus, nous avons été humiliés mais nous sommes restés tolérants.
Qui pense aujourd'hui que l'heure de la vengeance est arrivé? Si c'était le cas, je vous assure que le 30 et le 31 octobre 2014, les burkinabè ne se seraient pas contenté d'incendier les domiciles, ils auraient organisé une nuit des longs couteaux et éliminés physiquement beaucoup de dignitaires du régime déchu.
Mais nous sommes civilisés, non-violents et patriotes parce que ces gens sont nos compatriotes, nos frères et nos sœurs ...

Et si "Ceux qui sont vaincus aujourd’hui et humiliés vivent dans l’obsession d’une vengeance, eux et leurs familles. Et forcément le jour de leur vengeance arrivera ...", si ceux-là pensent qu'on les a humilié et qu'ils vont se venger tôt ou tard, j'aimerais bien savoir contre qui leur vengeance va se diriger. Contre les autorités de la transition (Kafando, Zida, Cheriff, les ministres, Ibriga, les députés du CNT ...) Contre les OSC ? Contre les partis politiques? Contre la population générale?
Que vont-ils faire? Assassiner chacun d'entre nous? Créer une rébellion, des troubles et diviser le pays? Faire un coup d’État?

Que peuvent-ils bien faire?

S'ils sont prêts à faire ce qu'aucun d'entre tous ceux qui se sont opposés au régime Compaoré pendant 27 ans n'a pas osé envisager, c'est qu'ils sont plus que dangereux, égoïstes, méchants, bêtes et mesquins et doivent par conséquent être empêchés de nuire par tous les moyens.

Nous sommes tolérants, indulgents, non-violents et civilisés;

Mais nous ne sommes ni faibles ni naïfs ni lâches ni amnésiques.

Parce que nous sommes des survivants.

25 mai 2015
https://www.facebook.com/ouedraogo.souleymane.Basic.Soul/posts/10206558722596887:0

samedi 23 mai 2015

JE SUIS UN TRANSITION BOY

Les délestages ne vont pas cesser avant très longtemps.

Les ficelles qui servaient à tenir noué le tas de mensonges sur la SONABEL, eh bien, ces ficelles ont fini par casser. Les charlatans à la tête de la SONABEL fabriquaient aussi bien du courant à faible dose que des boniments à haute teneur radioactive (et comme chacun le sait, la radioactivité est permanente): panne de centrales, vent qui fait s'écrouler les lignes, arrêt pour maintenance ...

Ils ont volé les subventions pour acheter du vieux matériel inadapté et il ont œuvré à empêcher d'investir dans d'autres secteurs de production plus viables.

Les gens n'aime pas qu'on leur dise la vérité mais il faut se faire une raison, les délestages ne vont pas cesser en raison du fait que la SONABEL gagne plus à réduire sa production parce qu'elle produit le courant à perte. Plus la SONABEL achète du carburant pour faire fonctionner ses groupes, plus elle perd de l'argent.
Avant même de sortir de votre poche, l'argent de vos factures appartient aux créanciers de la SONABEL. Ne soyez pas désolé, continuez à payer.

Soyons réalistes, passer au solaire, c'est bien. Mais c'est irréalisable à court terme. La transition ne peut au mieux que lancer des études.

Pourchasser les gens de l'ancien régime pour qu'ils remboursent l'argent volé, c'est bien. Mais vu que les avocats ne s'entendent pas avec les juges et que les greffiers luttent pour leurs intérêts corporatistes, on va faire comment? La transition sera terminée longtemps avant que le premier sou ne soit réclamé et récupéré.
En attendant, il va peut-être falloir, à un moment donné, avoir le courage de dire aux clients que le prix du courant va augmenter comme en Côte d'Ivoire. Les gens vont sortir pour manifester, ça c'est sûr. C'est comme ça qu'on a d'ailleurs obtenu une baisse de 50 F sur le prix du carburant. Mais lorsque cette baisse n'a pas été répercutée sur le prix des tickets de transport personne n'a bronché, personne n'a marché contre les transporteurs. C'est plutôt eux qui sont allés barrer les routes et ont créé un blocus autour de Ouaga (les passionnés de bière s'en souviennent encore).

D'autre part, la plupart des particuliers n'ont économisé que 1000 F en moyenne sur un mois. A l'échelle individuelle, c'est rien. Mais à l'échelle de l'économie nationale, c'était plusieurs milliards suffisants pour assurer l'achat de carburant pour la SONABEL.

Mais y a des gens qui n'aiment pas entendre de telles vérités. Des sottises à défaut d'élucubrations qu'ils disent.

Bon, si des gens veulent forcer la transition à raccommoder en quelques mois le tissu économique mis à mal sous le règne éclairé (en comparaison de l'obscurité que la SONABEL nous vend aujourd'hui) de Compaoré 1er, c'est leur droit le plus absolu.

Mais les délestages ne vont pas cesser même si on fait un sit in permanent devant la SONABEL, même si on refuse de payer nos factures, même si on lâche nos chiens contre les agents qui relèvent les compteurs. La seule solution c'est de débrancher votre compteur. Comme ça, finis les soupirs accompagnant le départ du courant et les faux espoirs ponctuant les longues heures d'attente.

Norbert Zongo nous l'avait dit : "chacun payera se compromission, tôt ou tard". C'est au tour des clients de la SONABEL de casquer.

Mais il y a au moins une chose sur laquelle vous serez d'accord avec moi : le ministre de l'énergie et des mines n'est pas à la hauteur de la tâche. Il n'a ni le background ni la "technocratie" requise.
Et puis un minimum de respect pour le peuple insurgé aurait été de communiquer simplement, de dire les difficultés telles qu'elles se présentent. Le ministre Bâ n'a certainement pas de carrière politique à gérer pour avoir peur d'écorner son image dans un exercice de sincérité qui risquerait de mettre à nue son incompétence? (C'est pas moi qui le dit, allez voir le Baromètre du Faso sur le site du lefaso.net).
Quels sont vos problèmes? Que comptez-vous faire pour les solutionner? Dans quel délai? Avec quels moyens? Ce n'est pas la mer à boire.

Même pas une toute petite communication orale au conseil des ministres.
Et même là, la solidarité gouvernementale à foutu le camp. C'est chacun pour soi et plus la transition va tendre vers sa fin plus les ministres vont se la jouer perso.

Comme ce fameux Programme socioéconomique d’urgence de la Transition (PSUT) au conseil des ministres du 20 mai. Le PSUT qui contacte des entrepreneurs individuellement pour leur distribuer de gré à gré des marchés de travaux, de construction et d'équipement à hauteur de près de 10 milliards. Comment cela peut-il se faire à bord du navire Transition qui bat pavillon "plus rien ne sera comme avant"?
Il y a même des acquisitions de matériel roulant pour un montant de près de 118 millions sans que l'on puisse indiquer le nombre d'engins concernés. On est loin de la rigueur qui devrait être de mise.
En vérité, en vérité, quelle mouche a bien pu piquer le président de la Transition, Michel Kafando et son premier ministre Zida pour se rendre, ce samedi 16 mai à l’hôtel Laïco et présider une soirée gala sensée distinguer "Les 100 entreprises les plus dynamiques du Burkina"?

Ne savent-il pas que c'est une vraie mascarade où tous ceux qui sont primés ont mis la main à la poche pour s'acheter le trophée qui leur a été par la suite remis de façon théâtrale? On n'a pas besoin de sortir d'une école de commerce pour comprendre cela. Lequel de leurs conseillers les a induit en erreur à ce point?
Blaise Compaoré avait connu à peu près la même mésaventure avec l'escroc des Koras. L'ancien président avait en plus subi en direct les impertinences de Smockey. La missive amère que l'on a prétendument attribué à Caroline Ouanré s'écarte trop de la subtilité pour être classée dans le même registre. Le remake a donc fait un flop.

Fort heureusement, tout ceci ne va pas finir dans un bain de sang comme l'avait pronostiqué un observateur attitré de la vie politique burkinabè. Il n'y aura pas de Cow Boy pour dégainer le premier. Le RSP est tenu en respect.

Il n'y aura pas non plus de prolongation de la transition et le CSC va devoir se confesser que Non, sa décision malheureuse n'était pas politiquement motivée par des pressions venues d'un quelconque palais transitionnel.

Trois personnalités de la transition gardent toujours l'estime du peuple insurgé : l'enseignant-contrôleur Ibriga, le journaliste-député Cheriff Sy et le colonel-ministre Barry. Ça c'est MA vérité.
Barry à qui nous allons demander, pour finir, le scenario de l'hommage aux martyrs ce 30 mai. Comment les choses seront-elles organisées? Apparemment même les familles ne semblent pas être au courant de grand chose.

Deuxièmement, pour l'opération billetage qui démarre ce lundi 25 mai, les questions sécuritaires sont réglées n'est ce pas?

Parce que faudrait pas que mon cher ami Anicet Sawadogo se fasse dépouiller de sa solde du mois, lui qui est jusqu'à présent très indulgent avec la transition. Comme moi d'ailleurs.

Je suis un Transition Boy mais j'ai entamé ma cure de desintox.

23 mai 2015
https://www.facebook.com/ouedraogo.souleymane.Basic.Soul/posts/10206534280105840:1

jeudi 21 mai 2015

INCLUSION DE CRIMINELS POLITIQUES AUX ÉLECTIONS : MISSION IMPOSSIBLE POUR LA CEDEAO

De retour d’Accra, après avoir participé au 47ième sommet de la CEDEAO, Alassane Dramane Ouattara, le président ivoirien, a déclaré hier à la télé ivoirienne :
"En ce qui concerne le Burkina-Faso, le sommet a demandé la tenue délections inclusives, sans discrimination .... Et nous avons insisté sur le fait que lʼexclusion ne serait pas acceptable."
Beaucoup on commencé à s'indigner de cette vision étriquée sur la politique burkinabè, de cette prise de position subjective, de cette ingérence flagrante...
Beaucoup ont demandé à ADO de s'occuper de ses oignons, de régler ses comptes avec ses propres démons qui l'ont poussé à "livrer" à la justice de "Babylone" un frère ivoirien de surcroit ancien président.
Moi, je vois les choses autrement.
- Faisons silence radio.
- Gardons notre code en l'état.
- Organisons tranquillement nos élections en rejetant la candidature des quelques criminels politiques.
- Documentons bien le fait que c'est uniquement notre conseil constitutionnel (organe conte lequel il n'y a aucun recours) qui a jugé leurs candidatures irrecevables.
Que peuvent-ils bien nous faire ces "gens" de la CEDEAO? De quels moyens de pressions disposent-ils réellement? (C'est d'ailleurs un compatriote qui s'occupe de gérer les affaires courantes de cette organisation).
Au pire la CEDEAO, va refuser d'envoyer des observateurs pour les élections.
Après, attendons simplement le premier émissaire la CEDEAO qui viendra dire que notre président a été mal élu et que notre nouvelle assemblée est illégitime.
Vont-ils oser nous suspendre de la communauté en ce moment-là?
Ils seront tout aussi impuissants qu'ils l'ont été à soutenir le Nigeria contre Boko Haram, ou la Guinée conte Ebola.
Vous voyez bien que c'est par désespoir de cause que certains se croient obligés de défendre l'indéfendable pour préserver les intérêts de groupes occultes (du genre francs-maçons) ou mafieux supranationaux.
La Côte d'Ivoire n'a aucun intérêt à déstabiliser le Burkina Faso. Aucun. Les destins de nos deux pays sont liés pour le meilleur et pour le pire.
Alors ADO et les autres, du calme.
Pour rappel, le 6 janvier 2015, le président de la transition Michel Kafando s’exprimant au cours d'une réunion avec les leaders politiques avait déclaré: "Nous avons peur aussi que le danger ne vienne de là-bas (Côte d'Ivoire), c'est-à-dire qu'il ne faut pas que nos propres élections soient perturbées au Burkina parce que de l'autre côté on aura sciemment manigancé des choses"
"La Côte d'Ivoire abrite la plus forte communauté que nous ayons à l'étranger. Ensuite, c'est le pays où forcément nous n'avons pas beaucoup d'amis ...".
Kafondo avait précisé qu'il était maintenant satisfait de ses relations avec le président ivoirien Alassane Ouattara. "La Côte d'Ivoire n'a pas compris les choses (...) au début comme nous l'aurions souhaité"... "J'ai dit au président de la Côte d'Ivoire: je comprends votre gêne parce que le président Blaise Compaoré se trouve chez vous. C'est un problème délicat pour vous" ... http://www.lavoixdelamerique.com/…/kafando-voi…/2587957.html

21 mai 2015
https://www.facebook.com/ouedraogo.souleymane.Basic.Soul/posts/10206517079195828:2

mercredi 20 mai 2015

SONABEL : LA QUADRATURE DU CERCLE



La SONABEL n'a plus de carburant pour faire fonctionner tous ses groupes.
Par manque de combustible les centrales de Ouaga1, Paspanga, Ouaga2, Gounghin, Bobo 1 Accartville, Komsilga, Kossodo sont à l'arrêt.
La SONABHY refuse de fournir la SONABEL.
La SONABEL lui doit trop d'argent.
L’État a baissé le prix du carburant de 50 francs.
L’État perd ainsi des milliards qu'il aurait pu utiliser pour subventionner la SONABEL.
La SONABHY est très endettée.
Les fournisseurs de la SONABHY refusent de lui faire crédit.
Les clients de la SONABEL payent régulièrement leur factures.
Les clients de la SONABEL perdent beaucoup d'argent parce qu'ils ne peuvent plus faire fonctionner correctement leurs entreprises.
Beaucoup de gourous ont fui avec l'argent de la SONABEL.
Ceux qui ont fait tomber la SONABEL ne sont pas inquiétés.
La SONABEL communique très mal.
Les coupures de courant s'accompagnent de coupures d'eau.
La Côte-d’Ivoire ne nous donne que 20 Mégawatt au lieu de 50 Mégawatt dans le contrat.
Le Balai Citoyen est accusé de complicité parce qu'il n'organise pas de manifestations pour protester contre la situation.
Le gouvernement de transition ne nous dit pas toute la vérité, il ne situe pas les responsabilités.
Sans bouc émissaire, à terme c'est lui qui sera le coupable idéal.

20 mai 2015
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10206518405868994&set=a.4460582362765.181079.1535855658&type=1&theater

lundi 4 mai 2015

LE DANGER S'APPELLE NAFA

J'ai compris deux choses avec le parti NAFA:
C'est une unité tactique du CDP qui a pour mission de brouiller le paysage politique avec la mise en avant d'une personnalité comme Djibril Bassolé qui n'a aucune chance de se faire élire président mais qui a les milliards qu'il faut et les réseaux diplomatiques pour polariser l'opinion publique et créer la diversion nécessaire. Laquelle diversion peut aboutir à une situation d'instabilité susceptible de brouiller le résultat des prochaines élections.
Deuxième chose, NAFA est un parti qui communique énormément sur tout et rien, l'essentiel est d'être omniprésent dans les medias. NAFA a fraudé par-ci, des militants de NAFA arrêtés par là ... Toujours en contre attaque ou en posture de victimisation. NAFA se fait connaitre petit à petit et se positionne comme un acteur clé alors qu'il est né il y a à peine 3 mois. Plus on parlera de NAFA et plus inconsciemment on lui donnera l'importance qu'il revendique.
Bassolé avait d'ailleurs martelé depuis l’Arabie Saoudite qu’il allait annoncer sa candidature d’ici à fin avril. Le délai est épuisé. Effet d'annonce, histoire d'occuper l'espace médiatique le plus longtemps possible.
Aujourd'hui ce sont les animateurs du parti NAFA qui proclament, défiant l'autorité publique, que l'ancien ministre des affaires étrangères sera candidat vaille que vaille alors qu' officiellement Bassolé n'est même pas membre de NAFA.
On ne voit dans ces manœuvres aucune différence avec les pratiques qui étaient en cours sous l'ancien régime. Ces gens semblent d'ailleurs n'avoir tiré aucun enseignement de l'insurrection populaire. Non, plutôt, ces gens sont en pleine logique de révisionnisme: L'insurrection n'a pas eu lieu, si elle a eu lieu c'est un complot et si c'est un complot, Djibril Bassolé est le héros qui a empêché que l'armée massacre les manifestants.
Lorsque Mme Pascaline Tamini, 62 ans, contrôleur des Affaires Economiques, ex ministre de l' Action Sociale et de la Solidarité nationale de 2006 à 2011, député en 2012, ex présidente de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de l’Assemblée nationale et ex membre du Secrétariat exécutif national du CDP se retrouve à NAFA, on comprend davantage l'amnésie, le déni de la réalité dont certaines personnes semblent souffrir.
Mais en vérité, ce genre de personnes sont plus ou moins saines d'esprit. Elles souffrent simplement d'une forte dépendance à l'exercice du pouvoir dont le sevrage brutal conduit à de telles divagations.
Souvenez-vous d'une image célèbre qui circulait sur les réseaux sociaux, une dame que des manifestants aidaient à escalader le mur de l'assemblée : C'était Pascaline Tamini. Ça fait 6 mois et 6 mois semblent suffisants pour effacer les humiliations, les situations les plus offensantes et renouer avec l'arrogance familière des parvenus.

4 mai 2015
https://www.facebook.com/ouedraogo.souleymane.Basic.Soul/posts/10206419255110287

vendredi 1 mai 2015

QUE FAIT L'ARMEE FRANCAISE AU BURKINA?

Depuis le 31 octobre 2014, lorsque l'armée française à exfiltré Blaise Compaoré, je suis devenu allergique à l'idée de toute autre forme d'ingérence intrusive de cette puissance étrangère au Burkina.
Quel culot tout de même de la part de François Hollande d'affirmer qu'à l'occasion de la fuite de Compaoré, "il y a eu des attaques, il y a eu des réponses" de son armée au Burkina comme si nous étions sous occupation.
Comprenons-nous bien, j'ai beaucoup d'amis français bien que je n'ai jamais mis les pieds dans ce pays. Il ne s'agit pas de jeter à la vindicte populaire les ressortissants d'un pays qui compte sur l'échiquier international.
Il s'agit simplement de clarifier pour de bon la nature et l'objet des forces militaires françaises au Burkina et d'envisager un cadre institutionnel et transparent pour justifier la présence de telles forces sur notre sol. Il ne s'agit donc pas simplement de clamer à la manière de Alpha Blondy "Armées françaises, allez-vous en!"
Le régime Compaoré devait sans doute avoir de bonnes raisons d'autoriser cette présence. Qu'on nous les expose et que le législateur burkinabè puisse juger de notre intérêt au maintien de telles troupes, juger de leurs missions et compositions. La France y gagne certainement, mais nous, qu'y gagnons-nous?
N.B. : À l'image, l'héliport de la légion étrangère française à Kamboinssin.

1er mai 2015
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10206402935822315&set=a.10201565207842139.1073741834.1535855658&type=1&theater